D’où vient la sophrologie ?

La sophrologie est une technique créée dans les années 1960 par un neuropsychiatre d’origine colombienne, Alfonso Caycedo. Au cours de ses études de médecine en Espagne, il se passionne pour l’hypnose et crée en 1959 la Société Espagnole d'Hypnose Clinique et Expérimentale à Madrid. Malgré ses compétences en hypnose, il se heurte rapidement à un sentiment d’impuissance face à la détresse psychologique de ses patients hospitalisés en psychiatrie. Il décide alors d’élaborer une technique qui permettrait de traverser plus sereinement l’existence et d’avancer dans la bonne direction, c’est-à-dire en accord avec ses valeurs profondes. Pour ce, il effectue en 1965 un long périple de 3 ans à travers le Tibet, l’Inde et le Japon. Il va alors chercher dans chacune de ces cultures des éléments pouvant contribuer au recentrage et au bien-être profond de l’individu (exercices pratiqués par les moines bouddhistes tibétains, tirés du zen japonais ou encore du yoga indien…). Mêlant ainsi pratiques orientales et méthodes occidentales (hypnose, relaxation…), Caycedo crée peu à peu la sophrologie qu’il ne cessera d’enrichir jusqu’à sa mort en 2017.

 

Définition

Le mot « sophrologie » est créé par Alfonso Caycedo à partir de 3 racines grecques :

  • SOS : équilibre, harmonie

  • PHREN : esprit, conscience

  • LOGOS : étude, science

D’un point de vue étymologique, la sophrologie est donc l’étude d’une conscience harmonieuse.

Voici la définition qu’en donne le Professeur Caycedo : « La sophrologie est une école scientifique et une nouvelle profession, créée pour l’étude de la conscience et la conquête des valeurs de l’existence, grâce à des procédés propres et originaux ».

En savoir plus sur la sophrologie

 

Les trois piliers de la sophrologie

  • La respiration

La première action que nous effectuons en naissant (si tout se passe bien) est d’inspirer. La dernière action que nous effectuerons en mourant (même si tout se passe mal) sera d’expirer. La respiration est donc l’alpha et l’oméga de notre existence. Or, il se trouve que nous exploitons particulièrement mal cette capacité essentielle qui permet d’oxygéner nos muscles et notre cerveau. Nous respirons pour ainsi dire « du bout des lèvres ». Grâce à la sophrologie, nous pouvons réapprendre (les enfants et les animaux respirent parfaitement bien) à respirer à plein poumons. Ceci permet non seulement un meilleur fonctionnement de tout l’organisme mais également de mieux vivre avec son stress et ses émotions.

  • Les sensations

La sophrologie permet de réconcilier le mental et le physique en nous reconnectant à nos sensations agréables. Les sensations sont les manifestations, même minuscules, que nous ressentons lorsque nous sommes à l’écoute de notre corps. Ce que l’on peut regretter dans nos sociétés occidentales, c’est la séparation entre l’intellect et le corps. En plaçant la pensée au-dessus de tout, nous sommes devenus de bons petits robots cartésiens. Rappelez-vous de vos cours de philosophie et du fameux cogito de Descartes, « je pense, donc je suis », qui a influencé toute la pensée moderne occidentale. En sophrologie, nous préférons le « sentio, ergo sum » : je ressens, donc je suis. En se rapprochant de nos sensations nous acquérons une meilleure écoute de notre corps et pouvons également développer une détente musculaire optimale.

  • La visualisation positive

Les exercices de visualisation positive se rapprochent de l’hypnose. Il s’agit, grâce à l’imagination, de programmer le cerveau pour qu’il envisage les événements de façon positive. En sophrologie, on considère que « toute pensée tend vers sa réalisation ». Il est donc fort utile de modifier une pensée négative afin d’obtenir des résultats positifs. Cette méthode est très intéressante pour préparer un événement exceptionnel (examen, accouchement, opération chirurgicale…), mais influe également sur notre vie quotidienne. À force de pratiquer la sophrologie, on modifie profondément notre façon d’envisager l’existence. On apprend à être davantage présent et conscient lorsqu’on exécute les petits gestes de la vie courante et à trouver du plaisir dans ce qui nous paraissait auparavant banal ou même, rébarbatif.